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Second symposium (bloc) Psy Cause Canada au 51ème congrès de l’AMPQ, le 1er juin 2017

Introduction

 

Pour la seconde année consécutive, le partenariat Psy Cause Canada / AMPQ (Association des Médecins Psychiatres du Québec) s’est concrétisé par un temps spécifique lors du congrès annuel de l’AMPQ, accordé à notre section Psy Cause Canada sous la forme d’un « bloc » appelé désormais par notre coordonatrice, la Dr Suzanne Lamarre, « symposium Psy Cause Canada ». Le 51ème congrès de l’AMPQ se déroule dans un lieu emblématique de la ville de Québec : le Château Frontenac.

 

Le compte rendu qui va suivre a été rédigé par la Dr Suzanne Lamarre, co-coodonatrice avec le Dr Marcel Hudon de la section Psy Cause Canada fondée à l’Institut Universitaire en Santé Mentale de Montréal le 19 septembre 2015. La Dr Suzanne Lamarre a managé tout particulièrement le symposium, le Dr Marcel Hudon étant retenu au même moment par des obligations au congrès de la Société Canadienne de Psychanalyse. Le thème du 51ème congrès de l’AMPQ « De la recherche à la clinique : dialogue entre la science et l’art », a fortement inspiré la Dr Suzanne Lamarre qui est administratrice des « Impatients », espace thérapeutique centré sur l’art, tout comme l’est le Pr Emmanuel Stip.

 

Rappelons la description que le Dr Thierry Lavergne en fit lors de notre assemblée générale du 13 mai dernier à Avignon (et à laquelle l’administratrice a apporté quelques précisions) : « un organisme sans but lucratif, d’art thérapie, de Montréal avec lequel nous avons des liens étroits et qui offre de nombreux ateliers dans la région de Montréal. Ces ateliers ont pour objet, non pas la psychothérapie, mais de favoriser, par la création artistique, le lien social pour les personnes qui en ont le plus besoin. » Le thème du congrès inspirait également le Dr Thierry Lavergne, vice président de Psy Cause International, dont l’intérêt pour l’art thérapie l’a conduit à mettre en place et à diriger la cellule d’art thérapie de notre association.

 

Rappelons que le projet de créer une section Psy Cause Canada se fit au décours de notre congrès d’Ottawa en octobre 2013 à l’Hôpital francophone Monfort, managé sur place par le Pr Raymond Tempier dont l’engagement dans la revue Psy Cause remonte à presque vingt ans, et à Montréal par les Prs François Borgeat et Emmanuel Stip. Notre revue/association a connu, depuis 2013, une expansion quasi exponentielle de son implantation internationale francophone. Pour mieux répondre à ses engagements, le bureau de Psy Cause International a été dans l’obligation de structurer ses modalités d’intervention. Le Dr Thierry Lavergne s’est tout naturellement proposé pour travailler avec le Québec et les dirigeants à Montréal de Psy Cause Canada avec lesquels il avait établi des liens privilégiés : le Pr François Borgeat, représentant de la section au Conseil d’Administration, les Drs Marcel Hudon et Suzanne Lamarre élus co-coordonateurs lors de l’AG fondatrice de 2015. C’est donc à plusieurs titres que le Dr Thierry Lavergne est invité comme conférencier du second symposium de Psy Cause Canada, ce 1er juin 2017.

 

Le « kiosque de Psy Cause Canada » au Château Frontenac est un condensé de cette histoire de Psy Cause en terre canadienne. Il est situé entre deux autres stands : sur sa gauche, le stand des Impatients, sur sa droite, le stand de l’Association des Psychiatres Canadiens. La Dr Suzanne Lamarre fait fonctionner dans une même séance, Psy Cause et les Impatients pour poursuivre avec des communications orales sur le même thème. Le matériel mis à disposition sur la table, réutilise des outils qui figuraient dans le kiosque du premier symposium Psy Cause Canada lors du 50ème congrès de l’AMPQ en juin 2016, mis à disposition par le Dr Marcel Hudon. Il comporte également plusieurs exemplaires des Numéros 71 et 73 de la revue Psy Cause. Le N°71 a été, pour l’essentiel consacré à un « cahier franco ontarien » qui regroupe des articles de professionnels de santé mentale francophones de l’Ontario. Ce N°71 contient également un compte rendu détaillé du premier symposium. Ce numéro est donc globalement canadien. Il a, en tout cas, été l’occasion pour les visiteurs québécois du stand, de s’intéresser à des écrits franco ontariens. Le N°73 a été mis sur la table en raison de sa thématique, avec son dossier sur l’art thérapie, dont un article du Dr Thierry Lavergne qui a largement inspiré la communication de ce dernier à Québec. Le kiosque Psy Cause Canada a été particulièrement apprécié et visité par les praticiens de l’art thérapie. Sur la photo ci contre, les deux animateurs du symposium Psy Cause Canada à Québec, le Pr François Borgeat et la Dr Suzanne Lamarre, en compagnie du Dr Thierry Lavergne, donnent des explications à Mr Dany Bouchard, musicothérapeute.

 

Je terminerai cette introduction en remerciant le Dr Pierre Assalian, président du Comité de Développement Professionnel de l’AMPQ, qui fut l’artisan du partenariat AMPQ / Psy Cause Canada auquel il n’a cessé d’apporter un soutien constant.

 

Jean Paul Bossuat

 

Compte-rendu du symposium Psy Cause qui s’est tenu à Québec au Château Frontenac dans le cadre du 51ème congrès de l’AMPQ

 

Sous la gouverne des organisateurs dont le docteur Pierre Assalian, l’art thérapie a pris une grande place dans l’ensemble du congrès de l’AMPQ 2017. Le symposium Psy Cause et les communications orales qui ont suivi ont attiré un peu plus d’une centaine de personnes pendant plus de 3 heures.

 

C’est le docteur Thierry Lavergne qui a été le conférencier invité pour ce 2ème symposium Psy Cause Canada. Il a su tenir l’auditoire à ses lèvres en nous rappelant l’évolution libidinale de l’enfant dans l’élaboration de ses processus créatifs qui perdureront dans sa vie d’adulte. Il a invoqué l’objet transitionnel que représente l’œuvre artistique avec Winnicott, la relation d’amour dans la créativité avec Mélanie Klein, la sublimation dans l’art avec Sigmund Freud, le ready-made avec l’artiste Duchamp…

 

Soutenant ses propos avec les œuvres d’art, le docteur Lavergne a su étonner avec la fontaine de Duchamp et séduire avec l’autoportrait de Dubuffet. Il a suscité beaucoup de discussions autour de l’art thérapie et la thérapie par l’art, la créativité dans nos psychothérapies et l’art comme aide aux soins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Dr Jean-Bernard Trudeau, président du conseil d’administration des Impatients et premier intervenant, a présenté la mission de cet organisme qui célèbre cette année son 25ème anniversaire.

 

Bien des participants se sont fait entendre. C’est à la suite des propos du psychiatre José Adolfo Segura de Chandler en Gaspésie, commentant sur sa pratique en art thérapie auprès de ses patients que le président de la formation médicale, le docteur Assalian, n’a proposé rien de moins que de faire une journée sur art et thérapie dans le cadre des journées de formation de l’AMPQ à Montréal.

 

Dans les échos du lendemain on entendait des remarques enthousiastes sur un nouvel humanisme dans les pratiques cliniques. La modernité de l’approche de notre conférencier fut soulignée par des participants dans la promotion des œuvres sur les réseaux sociaux.

 

Les communications qui ont suivi le symposium Psy Cause portaient elles aussi sur l’art mais dans d’autres moyens d’expression soit la musique, le cinéma et le théâtre. Danny Bouchard, musicothérapeute a pris 4 ans pour produire deux CD avec les patients dont il a fait entendre une des chansons qui a fait pleurer la salle. Daniel Boleira et Catherine Grabhen ont proposé une œuvre de fiction comme voie d’accès à la phénoménologie de l’empathie et du lien thérapeutique. Quant à Alain Lesage et Janine Casimir, ils ont présenté, vidéos à l’appui, l’efficacité des interventions théâtrales d’expression dans un programme de traitement et de réadaptation des personnes avec trouble mentaux sévères.

 

Dans un autre symposium, La Dre Patricia Garel et son équipe de Centre hospitalier Ste-Justine, nous immergeait dans l’univers d‘Espace Transition : des programmes prometteurs mettant les arts au service de la santé.

 

L’action artistique dans l’espace clinique est maintenant là pour rester constatait Shirlette Wint, une clinicienne participante enthousiasmée par tous ces témoignages sur la découverte de soi par ces personnes touchées par la maladie mentale. L’action dans l’art, la thérapie dans l’action artistique. Au delà des mots sur ses maux, l’art dans sous toutes ses modalités pour activer chez nos patients, jeunes et moins jeunes, le retour à une vie normale avec ou sans maladie.

 

Suzanne Lamarre

 

 

 

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